3 allers-retours de lettres se sont fait dans l'année. À savoir :
Une séance d'écriture de lettre prend plus longtemps qu'une intervention simple, il faut compter presque une demi-journée.
Les élèves se mettaient en groupe d'environ 3 et écrivaient une lettre commune à un groupe correspondant à Kiedpalgo.
Chaque lettre avait des thématiques un peu particulières à aborder pour faciliter l'écriture et éviter le « mais j'ai pas d'idée » : présentation, description des règles d'un jeu de la cour, de l'école, des loisirs… Attention à ce propos à ne pas créer trop de déséquilibre : si les Français⋅es disent tous qu'ils ont une Playstation ça peut être une source de fantasme exagérée pour les burkinabè⋅e.
Le travail d'encadrement d'une séance d'écriture n'est pas spécialement plus compliqué que pour les interventions, mais il est plus long : bien penser à rappeler de quoi on parle, ce qu'on avait dit dans la lettre précédente, circuler entre les groupes… il faut être plus nombreux (4 ou 5 personnes), et bien penser à communiquer en amont et sur place avec lea prof, qui a plus d'expérience que nous pour gérer une horde de gamin⋅es.
Côté Guigemtenga, l'encadrement se faisait par AS et les profs.
Tous les élèves de Jean Zay étaient de la même classe, mais ce n'était pas le cas à Guigemtenga : les classes sont plus importantes (50 élèves min), donc les meilleurs élèves de la promotion étaient sélectionnés pour écrire ces lettres.
Les envois de lettres peuvent être galères !! Une lettre met min. une semaine à circuler de la France au Burkina Faso, et ça peut aller jusqu'à un mois. Certaines lettres peuvent carrément se perdre. Bien penser à faire des scans et à les envoyer à AS pour qu'en cas de coup dur ils puissent les imprimer et les transmettre. Bien anticiper le temps d'envoi des lettres, qui peut faire perdre du temps et décaler les séances.