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Kiedpalg'Eau
Kiedpalg'Eau
TODO :
- dates clés : premières visites, premier forage, fond eau 2019.
- débats 2020 sur la suite du projet.
- objectifs futurs ?
Le projet « Kieldpal'Eau » est un projet d'accès à l'eau, qui occupe en ce moment le Karnaval. Il se déroule à Kiedpalgo, dans la commune de Koubri au Burkina Faso. Il a commencé en 2016, avec la première visite de Karnavaleux au village.
Le Karnaval porte le projet, et réalise le suivi technique, mais les interventions sur place sont réalisées par nos partenaires d'Afrique Solidaire (AS), qui sont basés à Ouagadougou.
Contexte
Kiedpalgo est un des villages de la commune de Koubri, qui se trouve à ~20mn de la capitale du pays, Ouaga. Il compte environ 6000 habitants, mais ce chiffre est approximatif.
Le climat y est aride, moins que dans le nord du pays (région du Sahel, directement au sud du Sahara), mais les températures peuvent facilement atteindre 40°C même en dehors de la plein saison sèche.
Les problèmes d'accès à l'eau courants au Burkina Faso sont empirés par la forte croissance démographique du village, qui est à proximité de la capitale : un grand nombre d'habitant⋅es du village font les A/R à Ouaga tous les jours. Les ressources en eau ne peuvent donc pas répondre à tous les besoins.
Le Karnaval a commencé à monter le projet à Kiedpalgo à la demande de Dadjouari, président d'Afrique Solidaire, avec qui on avait déjà travaillé pendant le projet Pella dans le cadre de son travail de sociologue à l'ONG Yaam International (avant la création d'AS donc).
Acteurs-clés
- Afrique Solidaire : ils sont la façade burkinabè du projet. Ils effectuent les interventions à Kiedpalgo à la demande du Karna, afin de réaliser le suivi. Ils se chargent de contacter Yiponê (ou d'autres structures) pour réaliser les travaux techniques. Ils ont aussi fait des formations pour l'AUE.
- Yiponê : c'est une société burkinabè qui réalise des forages, en a réalisé un nouveau à Kiedpalgo et en a réparé 8 à ce jour. Son patron est Claude Bamouni, que beaucoup de Karnavaleux ont rencontré lors de leur séjour là-bas.
- la mairie de Koubri, dont dépend le village de Kiedpalgo : on a longtemps eu très peu de contact avec elleux, pour finalement tisser des relations plus étroites en 2021. Le Karna a fait la démarche avec AS de leur faire passer une lettre d'intention sur le projet, en échange de quoi ils nous ont fourni le Plan Communal de Développement (document qui décrit la politique de développement de la ville, les priorités en terme d'installation de forage, etc). C'était une bonne avancée, qui permet de légitimer le projet.
- l'église de Kiedpalgo et le pasteur : une église protestante est au centre d'un des quartiers de Kiedpalgo, où le Karna est beaucoup intervenu. Le pasteur se présente un peu comme un chef de village, et son autorité est respectée. Un forage a été réalisé juste à côté de l'église. Il y a d'ailleurs des questions quant au fait que ce soit notre contact principal là-bas : est-ce que d'autres quartiers ne seraient pas délaissés ?
Il faut aussi mentionner Pauline, une des habitantes du village, qui nourrit les Karnavaleux lorsqu'iels viennent.
Réalisations
- Création de l'AUE et formation par Dadjouari. Aux dernières nouvelles, celle-ci se réunit régulièrement, est capable de financer des réparations en cas de panne, et dispose d'un compte en banque.
- 1 nouveau forage à côté de l'église
- 8 forages ont été réparés dans différents quartiers du village. Au total, il y a 10 forages dans le village en état de fonctionnement (janvier 2020).
- 2 artisans réparateurs ont été formés par Yiponê pour assurer les réparations des forages en cas de panne : on connait parmi eux Boukaré, un jeune du village.
Une liste exhaustive des réalisations en date de mars 2020 est disponible sur le rapport de mission d'AS, sur le Jean Cloud.
2020
En 2020, une impression générale émerge : le projet a été lancé “en urgence”, ou du moins avec la volonté de lancer rapidement des réalisations. Comme aucun objectif précis n'a été fixé, on manque de vision à long terme, et on a l'impression que le projet pourrait durer indéfiniment, ce qui n'est évidement pas le but. On doit prendre une décision sur à quoi ressemblera la fin du projet. En parallèle, certain⋅es Karnavaleu⋅ses⋅x expriment l'envie de “ramener le projet au local”, pour permettre une implication plus directe du Karna dans les projets.
Un rapport de l'état du projet est d'abord demandé à AS pour servir de base à cette décision. En novembre 2020, on décide de se baser sur les données de recensement du Burkina Faso et sur les données de terrain d'Hydraulique Sans Frontière pour prendre une décision.
2021
L'objectif 2021 a été de définir un calendrier fixe-mais-souple jusqu'à la fin du projet, pour avoir une vision à long terme d'où va le projet et pouvoir garantir que le Karna n'est pas investi dans le projet ad vitam.
Ce qui en est sorti en résumé :
- Ce que le Karna est capable de faire : avec les bénéfices habituels d'un Karna (~10 000 €) qu'on complète avec des demandes de Fonds Eau, on a estimé à la louche qu'en finançant une dizaine de forages on pouvait atteindre 1 forage / 800 personnes environ dans le village. Pour cela, on s'est basé⋅es sur les données de recensement du Burkina Faso et sur l'étude de terrain de 2020 réalisée par HSF (voir cloud). Pour comparaison, l'OMS considère qu'un population a accès à l'eau potable quand 1 forage / 300 personnes est disponible.
- Date de fin : 3 ou 4 ans semblent suffire pour atteindre ces objectifs de forage, sans rempiler sur un temps infini.
Finalement, faute de forces vives au Karna (2 festivals de suite annulés, c'est rude) et de renouvellement de la kom projet, les demandes de sub pour se lancer sur ces objectifs ne s'est pas fait en 2021. Le projet est pour le moment en pause, et cherche repreneur.